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02/09/2014 – Le Gouvernement aimait les patrons. Cinq jours plus tard, il change de ton

Le Gouvernement, par la voix de son nouveau ministre de l’Economie Emmanuel MACRON déclare avoir déjà pris beaucoup de mesures en faveur des entreprises. Des propos aux antipodes de ceux tenus par Emmanuel VALLS 5 jours plus tôt.



1 – LE CONTEXTE
2 – L’ARTICLE
3 – LA REACTION

LE CONTEXTE

Petite chronologie des évènements récents. Le 25/08, suite aux révélations de tensions au sein du Gouvernement, Le premier Ministre présente la démission du Gouvernement. Le 26/08, un nouveau Gouvernement est nommé avec pour objectif d’appliquer strictement la politique du président. Le 28/08 VALLS tient un discours pro-entreprises lors de l’université d’été du MEDEF, l’aile Gauche du PS s’inquiète. Après un weekend tendu au sein du PS, MACRON tient aujourd’hui un discours discordant avec celui du premier ministre, la semaine précédente.

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L’ARTICLE

Morceaux choisis

“L’idylle entre le gouvernement et les entreprises n’aura pas duré longtemps. Après la déclaration d’amour que leur a faite Manuel Valls lors de l’université d’été du Medef, le gouvernement leur demande désormais des comptes. À l’occasion de son premier déplacement – dans l’une des plus importantes Scop de France, dans la Manche- depuis sa nomination à la tête du ministère de l’Économie, Emmanuel Macron a accordé une interview au journal local Ouest-France, dans laquelle il dit attendre à son tour un geste des entreprises.

«Le gouvernement a montré son engagement à travers le CICE, le pacte de responsabilité et de solidarité, rappelle le ministre. J’attends qu’il en soit de même pour les entreprises.» Avant de se demander si «tous les allégements votés ont été intégrés par les chefs d’entreprises». Pour lui, le gouvernement a fait son œuvre et la balle est désormais dans le camp des chefs d’entreprise. «Sur le plan de la fiscalité, les choses ont beaucoup changé en faveur des entreprises, plaide-t-il. Mais la compétitivité ne se réduit pas aux charges et aux impôts. La compétitivité, c’est l’organisation de l’entreprise, son financement, la montée en gamme et en qualité, la meilleure adaptation du droit du travail, l’investissement productif…» Bref, autant de défis qu’il incombe aux patrons de relever.

Dans l’opération séduction qu’il a engagée vis-à-vis des partenaires sociaux depuis son arrivée au ministère de l’Économie, Emmanuel Macron n’oublie pas les syndicats. Il loue leur «volonté» et leur «besoin d’explications et de transparence pour diminuer la défiance».

Avant d’aller visiter la première Société coopérative ouvrière de France, Acome, il souligne son intérêt pour cette forme d’entreprise. «La Scop illustre très bien l’idée que je me fais de l’entreprise: une collectivité humaine qui est aussi la propriété de ceux qui la font.» Cette interview est également l’occasion pour le nouveau ministre d’expliciter sa vision de l’entreprise, de façon très personnelle. Citant sa grand-mère, il rappelle «qu’on n’a pas grand chose à distribuer» si on ne produit pas. «L’entreprise ne doit pas être le lieu de la confrontation entre les salariés et les actionnaires mais le lieu de regroupement de ceux qui veulent créer, produire, tirer plus loin [la] collectivité.»

Emmanuel Macron rappelle enfin son attachement au terrain, expliquant vouloir «apprendre des salariés». «Je veux aller au contact, écouter, faire le suivi de ce qui a été fait depuis deux ans et voir ce qui a été utile et ce qui a semblé moins profitable.» Un programme qui ne manquera pas de susciter la réaction des chefs d’entreprise.”

Source : Le Figaro.
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LA RÉACTION de Jérémy Renchy

Couac ? Changement soudain de politique ? Enfumage ? Le Gouvernement, le Président … le Pouvoir semble complètement déboussolé et incapable de tenir une ligne politique cohérente.

Le spectre de la “Gauche molle” se faisant sentir, le Gouvernement cherche à affirmer ses positions : NVB hier sur la réforme des rythmes scolaires, Emmanuel MACRON aujourd’hui qui hausse le ton. Chercherait-on au gouvernement à séduire de nouveau la Gauche du PS après une université de la Rochelle très tendue ?

Il apparaît invraisemblable de lire que le gouvernement a fait son travail et que la balle est dans le camp des entreprises. Ce discours, complètement incohérent nous laisse perplexe quant aux orientations du gouvernement quand on sait qu’aujourd’hui la petite entreprise souffre et avec elle l’emploi et la croissance.

Malgré des propos alléchants, le renouveau n’est pas pour aujourd’hui. Demain peut-être ? Valls 3 ? Dissolution de l’Assemblée ? Démission du Président Hollande ?

 

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