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10/06/2015 – Première embauche : 4000€ offerts aux TPE?

En France les salariés coûtent chers : la charge pour l’employeur est le double du net à payer aux salariés. La faute à un système de protection sociale déséquilibré. Afin d’inciter les entreprises, et notamment les “petites” entreprises à embaucher (6 millions de chômeurs en juin 2015, toutes catégories confondues), Manuel Vals lance une bouteille à la mer : une prime de 4 000€ versée aux entreprises pour leur première embauche. De quoi inciter les entrepreneurs individuels et les micro sociétés à embauche ? Comment éviter un simple effet d’aubaine ?

 
1 – LE CONTEXTE
2 – L’ARTICLE
3 – LA RÉACTION

LE CONTEXTE
La France compte 1,2 million d’entreprises individuelles sans salarié (à ne pas confondre avec les auto-entrepreneurs). Pour aider ces chefs d’entreprises à franchir le « pas difficile » de l’embauche d’un premier salarié, le gouvernement a décidé de créer une prime d’un total de 4.000 euros (2.000 euros versés à la fin de la période d’essai, puis 2.000 euros versés la deuxième année) pour toute embauche en CDI ou en CDD de plus de douze mois.

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L’ARTICLE

Morceaux choisis

« Le dispositif, annoncé ce mardi lors de la présentation des mesures pour doper l’emploi dans les PME-TPE , est accessible à toutes les entreprises n’ayant jamais eu de salarié ou n’en ayant plus depuis au moins un an, pour les contrats signés à compter du 9 juin 2015, jusqu’au 8 juin 2016. Cette aide viendra s’ajouter – et non remplacer – celles déjà en place, comme le crédit d’impôt compétitivité recherche (Cice) et les allégements de charges sur les bas salaires. « Au niveau du SMIC, un tiers du salaire sera couvert », a résumé mardi Manuel Valls.

“Le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, en attend 60.000 à 80.000 créations d’emploi, pour un coût qui atteindrait alors environ 150 millions d’euros. Au risque qu’elle entraîne un fort effet d’aubaine en subventionnant des embauches que des dirigeants auraient de toutes façons effectuées « Ce n’est pas un cadeau aux entreprises, c’est un appui aux entrepreneurs qui se lancent dans l’aventure d’une première embauche », a défendu le chef du gouvernement.

Source : Les Echos.
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LA RÉACTION de Jérémy Renchy
“Mince, on aurait du attendre un peu.” Voilà ce que doivent se dire l’ensemble des entreprises ayant recruté pour la première fois au premier semestre 2015. les décisions prises à la volée, font partie de l’instabilité fiscale, sociale et politique de notre pays. Ce manque de cohérence est un calvaire pour les chefs d’entreprise : comment prendre des décisions quand on ne sait pas de quoi demain sera fait ?

Aujourd’hui la décision est favorable aux entreprises, mais pour combien de temps ? Le gouvernement va revenir en arrière, mais quand ? A l’inverse, quelle sera la prochaine décision mise en avant ? Sera t-elle favorable ? La réticence des entrepreneurs à embaucher naît d’un manque de clarté et de stabilité de l’environnement entrepreneurial. Cette décision n’est pas pour les rassurer.

En l’occurence, cette décision fera l’affaires des entrepreneurs ayant décidé de franchir le pas de l’embauche, malgré tous les risques que cela représente. Un effet d’aubaine ? Cela paraît tellement limpide.

 

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